
Sur le chemin des docs…
HOMMAGE À RAYMOND DEPARDON
Dans le cadre de la 10ème édition du Mois du Documentaire et en écho à la programmation au Toboggan de la pièce de théâtre « Des gens », mise en scène par Zabou Breitman, nous vous proposons de redécouvrir 3 films de Raymond Depardon, « Faits divers » , « Urgences » et « Délits flagrants » :
MERCREDI 11 ET MARDI 17 NOVEMBRE À 18H00
« DÉLITS FLAGRANTS »
Documentaire – 1994 – 1h45
Palais de Justice de Paris. Des personnes arrêtées en flagrant délit passent devant le substitut du procureur pour un entretien. Les prévenus se succèdent. Aveux, regrets, mutisme, monologue, roublardise ou dialogues de sourds. Un huis clos exceptionnel où s’affrontent substitut et prévenu. Le film a obtenu le César du meilleur documentaire en 1995.
JEUDI 12 ET SAMEDI 14 NOVEMBRE À 18H00
« URGENCES »
Documentaire – 1988 – 1h45
Le service des urgences psychiatriques de l’Hôtel Dieu, unique hôpital à recevoir quiconque à toute heure sans exception d’âge, de sexe, de pays. Un constat lucide et un regard spontané en dehors de l’inévitable morale humaniste. Raymond Depardon filme des personnages du quotidien dans leurs demandes, leurs drames et leurs souffrances grâce à un dispositif d’une rigueur absolue. Le cadre, le plus souvent fixe, la distance affirmée permettent de filmer la relation patient-psychiatre avec la puissance, le rythme et la densité du vrai.
VENDREDI 13 ET DIMANCHE 15 NOVEMBRE À 18H00
« FAITS DIVERS »
Documentaire – 1982 – 1h48
"Faits divers" est un reportage en direct, sans commentaire, sur les activités quotidiennes des gardiens de la paix du commissariat du 5e arrondissement de Paris. En observant les policiers, la caméra de Depardon révèle la face clandestine de Paris : celle des agressions, des misères et des détresses de tous les jours. "N’hésitant pas à me laisser de nouveau enfermer dans un sujet-piège, dira Depardon, je passais deux mois et demi aux côtés des policiers, dans le commissariat de mon quartier. Le tournage fut laborieux, mais dans ce film, je pus enregistrer les paroles d’individus qui n’ont jamais accès aux médias" [...] Est-ce que Paris est une ville difficile à vivre ? Ou une ville où l’on vous aide ? Il y a sans doute une violence à la française, et les policiers sont des assistantes sociales mal préparées.










