Le combat de Figaro pour le consentement résonne encore aujourd'hui.
Figaro, valet du comte Almaviva, veut épouser Suzanne, la camériste. Mais le comte, soucieux de rétablir son droit de cuissage, se met en travers de sa route. Il y aussi Basile qui est amoureux de Marceline mais celle-ci a déjà le coeur pris par Figaro. La très jeune Fanchette ne sait pas encore qui elle veut épouser mais beaucoup d’hommes se pressent autour de sa petite chambre, tandis que Chérubin, dans le feu de l’adolescence, s’étourdit des effluves de chaque femme... À la lecture de cette pièce de Beaumarchais, créée en 1784 à la Comédie Française, la metteuse en scène Léna Bréban a été frappée par son actualité saisissante. Sexisme et domination de classe, rapport maître-valet, consentement… C’était hier mais c’est aujourd’hui. Quiproquos, rebondissements, humour, actualité du message… La pièce est portée par une troupe tout feu tout flamme, virevoltant dans un décor en mouvement qui évoque un monde de privilèges en train de basculer. Et puis il y a Philippe Torreton, irrésistible en valet révolté et « amoureux par folles bouffées, qui a tout vu, tout fait, tout usé. » Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce Figaro revisité un succès au festival off d’Avignon l’année dernière.
Texte : Beaumarchais
Adaptation et mise en scène : Léna Bréban
Avec : Philippe Torreton, Marie Vialle, Éric Bougnon, Grétel Delattre, Salomé Dienis Meulien, Catherine Allégret, Jean-Jacques Moreau, Grégoire Œstermann en alternance avec Pascal Vannson, Antoine Prud’homme de La Boussinière, Jean Yves Roan
Assistante mise en scène : Ambre Reynaud
Lumières Denis Koransky
Musiques : Victor Belin
Scénographie : Emmanuelle Roy
Costumes : Alice Touvet
Perruque : Julie Poulain
Création sonore : Victor Belin, Raphael Aucler
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