De l'Afrique au Blues, le voyageur de la folk revient avec des compositions intimes en riposte à l’IA.
Dès son premier album, Leave no Trace en 2004, Piers Faccini dévoile un songwriting délicat et raffiné, empruntant au folk, au blues et à la musique africaine. Son dernier album Our Calling en duo avec Ballake Sissoko maintient cette trajectoire initiale d’un musicien original et aventurier, toujours à l’affût de nouvelles routes musicales à explorer. Entre les deux, sept albums (dont Shapes of the Fall, Victoires du Jazz 2021 catégorie musiques du Monde), qui feront dire à Télérama qu’il « construit une oeuvre parmi les plus passionnantes de notre époque. » Son nouvel album Faultlines qui sortira début 2027 explore la faille, l’infime espace entre le dit et le non-dit, celui où nait la poésie. Quand des machines, bientôt supérieures à l’homme dans de nombreux domaines, sont capables d'écrire des chansons en quelques secondes, exploitant le patrimoine musical transformé en data, qu’est-ce que cela implique ? Piers Faccini plaide avec passion pour l’artisanat du songwriting, avec ses propres compositions comme riposte, puisant à la source de l’humain et de la poésie de ses failles infinies.